BIOGRAPHIES

 

Edward Klinik

Il est né le 21 juillet 1919 à Werne près de Bochum (Allemagne). Ses parents Wojciech et Anastazja née Schreiber ont quitté le pays pour trouver du travail. Sa soeur aînée Marie, née aussi à l’étranger en1939, est entrée chez les ursulines et a pris le nouveau nom d’Aniela (c’est Edziu qui l’a conduite au noviciat). En 1926, après leur retour enGrande-Pologne, est né leur petit frère Henryk.ÀPoznań, le père a travaillé comme serrurier aux ateliers des chemins de fer. Edziu était plutôt calme contrairement à son petit frère pour qui il etait un grand modèle. En 1925, il a commencé ses études à l’École communaleno II dePoznań, et dans les années 1933-1937, il a étudiéaucollège salésien d’Oświęcim oùil était le président de la Confrérie mariale et le président du Conseil des étudiants. D’abord, il n’aimait pas cette école. Mais après un certain temps, il s’est acclimaté et il n’a plus voulu la quitter. Après son retour àPoznań, il a fréquenté le Lycée national Berger. Il est entré à l’oratoirede la rueWroniecka fort probablement en 1926. Beaucoup indique qu’il avait du talent musical et sportif. Au collège d’Oświęcim, il jouait dans un orchestre et aussi dans une équipe de basketball. Il a probablement developpé ses talents à l’oratoire de Poznań. Avec quatre autres amis, il participaità des spectacles. Apparement calme et secret, il était doué d’une grande profondeur d’esprit et d’une personnalité mûre. Étant plus âgé que ses quatre autres amis, il se caractérisaitpar son esprit de sacrifice et sa volonté d’aiderles autres.Il devait sa foi profonde à ses parents et à son éducation salésienne d’où lui venait sa dévotion à Marie Auxiliatrice.

 

Czesław Jóźwiak

Le village familial de Czesław, aujourd’hui disparu,s’appelaitLazyn, prèsde Bydgoszcz.Quand son père Leon a participé au Soulèvement de Grande-Pologne, sa mère attendait sa naissance. Il avait un grand frère, Wacław, et deux soeurs, Jadwiga et Władysława. Après le déménagement àPoznań, il a habité à la rue Żydowska. Il a fait ses études au Collège national St Jan Kanty dePoznań. Il est entré à l’oratoire en 1929 quand il avait 10 ans. Il devait diviser son temps entre l’école, la maison, l’oratoire et le scoutisme dont il faisait partie. Sa prévenance pour ses amis lui a valu son surnom de „Papa”. Avant le départ en colonie, les parents deses petits copains demandaient à Czesław de prendre soin de leurs enfants. Il était le président de la „Société de l’Immaculée” et dans le groupe, il était une grande autorité.Il a participé à un pèlerinage à pied à Częstochowaavec Eda Kaźmierski. Il était un vrai animateur de la vie de l’oratoire. Il organisaitdes compétitions sportives, participaità des spectacles, chantait dans la chorale et rassemblaitses petits camarades autour de lui pour leur raconter des histoires de la trilogie de Sienkiewicz. Il a participé à l’Organisation nationale militaire (NOB), et comme il était chef d’une section, il y a reçu le serment de ses amis des „cinq”. Il a formé sa foi par des pratiques chrétiennes simples comme la confession, la communion, la dévotion à Notre-Dame auxiliatrice et l’examen de conscience. Cela lui a donné une grandepaix intérieure lorsqu’il était en difficulté.

 

Jarogniew Wojciechowski

Le plus jeune des Cinq est né à Poznań le 5 novembre 1922 d’Andrzej (propriétaire d’unedroguerie) et de Franciszka Pierzchalska (professeur de musique). Sa sœur aînée de cinq ans s’appelait Ludosława. Son père alcoolique a quitté sa famille lorsque Jaros avait 11ans. Malgré sa mauvaise santé,sa mère a dû élever deux enfants (son fils la disait pour cette raisonhéroïque). C’est d’elle qu’ils ont reçu leur éducation à la foi et au patriotisme. Après avoir terminél’école primaire, pendant seulement une année il a étudié à l’école secondaire AdamMickiewicz qu’il a dû quitter à cause des problèmes financiers de sa famille. Plus tard,il a fréquenté encore l’école municipale d’économie.

Il rejoint l’oratoire à l’âge de 10 ans où il s’engage dansle service liturgique, joue du piano et prendsoin deses plus jeunes copains pendant les excursions. Il compose aussi lui­même. Hélas, il étaitobligé d’entretenir la famille, ce qui l’a empêché de développer ses talents. C’était un garçon calme, intelligent et méditatif. L’éducation de sa mère et de l’oratoire lui ont permis de dépasser les lourdes épreuves de son enfance et de vivre bien et heureux.

 

Edward Kaźmierski

Eda est né le premier octobre 1919 à Poznań. Il était le fils unique de Wincent et Władysława née Kaźmierczak. Il avait trois soeurs: Helena, Maria, et Ula qui avait besoin de soinsconstants à cause deses problèmes de colonne vertébrale et de jambes. Deux autres soeurs, Kazimiera et Zofia, étaient mortes avant la naissance d’Eda.Son père, Wincent est mort quand Eda avait seulement 4 ans. C’est pourquoi la situation matérielle de la famille était très dure. Heureusement,des proches aidaient maman. À l’âge de 17 ans, Eda a arrêté ses études pour pouvoir commencer à travailler et à aider maman à entretenir sa famille. Il est probablement venu pour la première fois à l’oratoirede la rue Wroniecka en 1929.C’est là qu’il a pu développer ses talents, surtout en art dramatique et en musique; il chantait dans la chorale, jouait du piano et du violon, composait… Il avait même un surnom, le „compositeur”. Il était le plus joyeux de tous les cinq, il faisait des farces mais en même temps il était responsable. Pendant un certain temps, il a été président de la Société de St Jean Bosco. Il aimait jouer au football et grâce à son travail chez „Brzeski Auto S.A.”, il connaissait bien les voitures. On peut découvrir sa profondeur d’esprit et sa sensibilité en lisant son „Journal” qui s’est conservé. Il y raconte par exemple les films qu’il regardait, les aventures de l’oratoire, la vie familiale et aussi ses problèmes spirituels causés par ses problèmes de coeur.On peut dire qu’il était un garçon des plus charmants et qu’il était très ouvert. Dans ses prières, il demandait à Marie Auxiliatrice de trouver une bonne compagne pour toute sa vie. Sa spiritualité était simple et ordinaire. Il alliait spontanéité, sens de l’humour, maturité dans ses choix et foi profonde.

Franciszek Kęsy

Franek est né dans la capitale de l’Allemagne, Berlin, le 13 novembre 1920. Peu après (en 1921 ou 1922), il a déménagé à Poznań. Ses parents étaient Anna Pieczka et Stanisław qui avait obtenu en 1919 un travail à Berlin après avoir terminéson service militaire. Franek avait deux grands frères, Edmund et Paweł, un petit frère, Stanisław, et une petite soeur Irena.À Poznań, son père travaillaità la centrale électrique urbaine et sa mère s’occupait de la maison toujours ouverte pour les invités et de l’éducation des enfants. Il est le dernier des „cinq” àêtre entré à l’oratoire, en 1933, à l’âge de 13 ans. Il est devenu président de la Société de St Jean Bosco. Il était très proche d’Eda Kaźmierski, avec qui il faisait les quatre cents coups.Cela ne l’a pas empêché d’envisager de devenir salésien. Malheureusement, il n’a puentrer au Petit séminaire de la Société Salésienne à Ląd, près de Warta, à cause de sa mauvaise santé. Il était souvent malade mais il se passionnait quand même beaucoup pour le sport. Il aimait bien jouer dans les spectacles de l’oratoire et il chantait dans la chorale de Stefan Stuligrosz. Sa foi occupait une place très importante dans sa vie. Il animait l’oratoire, servait tous les jours la messe, communiait et priait le chapelet. N’ayant pas réussi à entrer à l’armée, il est retourné à Poznań et a commencé à travaillerpour Czesław Jóźwiak, un peintre en bâtiment. Il a gardé sa grande foi, son humilité pour ses faiblesses et sa joie spirituelle jusqu’à la fin de ses jours.